Je viens de retrouver des vieux "textes"... :
"Ma vraie vie" du 08 janvier 2004 (18h35)
Je m’assied dans le bus et commence ma traversée,
Dans cette ville que tout le monde s’est approprié.
Cette ville toujours aussi sombre, et moi vagabonde,
Je me demande, si je ne suis qu’une poussière de
décombres.
Et si souvent tu entends ma voie trembler quand je parle,
C’est que tu ne fais qu’écouter une froussarde,
Qui se balade dans cette ville avec ces rues si moroses.
Pourtant certains l’aiment cette ville sans osmose,
Ils la disent grandiose mais elle n’est qu’illusion à mes
yeux.
Et tous, plonge dans ce cercle vicieux
Qu’est la vie, la vie qui donne à certain le moyen de
rire pleurer et se réunir ;
Alors qu’à moi elle ne m’emmène que dans un délire.
Un délire qui m’a conquit et emprisonner,
De ce dernier je suis désarmée.
Alors je m’attache, au peu de monde
Qui je sais, me lâcherons dans quelques millier de
secondes ;
Car ils ne nous supporteront pas toute une vie
Moi et ma putain de fantaisie, ou appelons la plutôt connerie.
Moi et elle, nous baladons dans cette ville,
Qu’un jour nous aussi lâcherons pour un lâche exil.
Dans une autre peut-être plus grande, plus belle ;
Mais qui ne formera qu’une étincelle
Dans ce qui reste de ma vie.
Avec confiance j’espère que vous ne dévoilerez pas mon
secret
Sinon je vous en voudrais avec regret et sûrement irrespect.
Quand à cette ville si sombre et ses rues si moroses elle
ne risque pas de s’éteindre de si tôt.